Bal Folk Planet

Monat: November 2017

La Grange des Vachers

A cœur de l’Emblavez et à l’une des extrémités du hameau de Blanlhac, la ferme des vachers à renouée avec ses racines. Les bâtiments de ce recoin de la Haute-Loire, entourés de Sucs à bosses de dromadaires, sont posés sur le basalte de ces terres volcaniques. Bien enfoncées dans le… Lire la suite

Intensiv-Tanzworkshop – Ungerade Walzer (5-34, 8-er, 11er) , Scottish impaire, „Finde Deine Mazurka“

[ 7. Januar 2018; 15:00 bis 18:00. ] Intensiv-Tanzworkshop 15:00-18:00 Uhr: Ungerade Walzer (5-34, 8-er, 11er) , Scottish impaire. „Finde Deine Mazurka“.

Wir werden uns eingehend mit Paartänzen befassen: Körpergefühl, Gegenüber, Raum, Nähe, Spannung … . Ausgehend von der Musik wollen wir Tanzbewegungen entdecken – insbesondere auch für die ungeraden Walzer. Dabei gibt es meist kein Richtig oder Falsch, sondern eine Vielfalt von Möglichkeiten. […]

Vieilles chansons de lutte et d’espoir des prolétaires du Nord

Un article publié dans un numéro spécial de Liberté Magazine „Du p’tit quinquin à l’Internationale“ publié en novembre 1972.

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Encart
„Il y a plus de vingt ans de cela, paraissait, dans Liberté Magazine, un article de notre camarade André Simoens, alors journaliste à Liberté. Celui qui, prématurément disparu, a depuis quelques semaines son nom inscrit au fronton d’une école maternelle de Halle, en République Démocratique Allemande, en reconnaissance à l’activité qu’il déploya à la présidence des échanges franco-allemands. On ne relira pas sans émotion ces lignes consacrées aux vieilles chansons de lutte et d’espoir des prolétaires du Nord-Pas de calais, lignes qui, par-delà les années, ont gardé la même signification profonde.“
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un autre Drapeau rouge, composé par le Lillois Degeyter
collection personnelle

J’ai connu à Comines un vieux militant communiste qui, sur son lit de mort, a chanté entièrement, un moment avant de s’éteindre, le chant célèbre du Drapeau Rouge. Je n’ai pas assisté à cette scène — on me l’a racontée juste après —  Mais j’imagine qu’elle vint en grandeur, dans le modeste logis de cet ouvrier révolutionnaire, au niveau des nobles trépas dont nous parle l’histoire. Et je suis sûr qu’en chantant, notre camarade revoyait tout ce qui avait enrichi sa vie, chacun des évènements où l’hymne glorieux lui était venu aux lèvres : l’annonce d’Octobre 17 après les années de tranchées, la grève générale de 1925, les départs fougueux des grèves du textile entre les deux guerres — et la rentrée aussi, tête haute malgré tout — l’éclatant succès de 1936, Stalingrad et le chute de Berlin, la mairie de Comines au Parti de 1945 à 1947.

J’imagine l’émotion de la fin :

Noble étendard des prolétaires
Des opprimés sois l’éclaireur
A tous les peuples de la terre
Porte la paix et le bonheur

Ainsi, les chansons de lutte et d’espoir des travailleurs habitent l’existence même des militants et la parcourent comme elles peuplent le mouvement révolutionnaire tout entier. Elles aident à traverser du combat les heures les plus dures, elles président aussi aux joies les plus intenses. Elles sont, avec les drapeaux déployés, la poésie de notre bataille.

Le même air… et d’autres paroles

Leur tâche dans l’opposition a donné aux adversaires des régimes qui se sont succédé en France beaucoup d’habileté et de nombreux moyens. Pour s’exprimer, le non-conformiste a bien des tours dans sa besace. La chanson, par exemple, vient commenter l’événement comme le ferait un pamphlet ou un article de presse. C’est un instrument de propagande chaleureux. Pas besoin d’imprimerie : on écoute et on répète, et les autres prennent tellement de plaisir à écouter et à répéter à leur tour !
Durant les périodes de répression, la chanson s’en va, anonyme et terrible, et le sot qui cherche à connaître les auteurs pour les punir, se ridiculise aux yeux de tous. Les fils apprennent des pères l’air et les paroles : il y a des moments où l’on entend plus rien, puis la chanson reparaît avec les mêmes mots ou avec d’autres, parce qu’une occasion, un présent semblable au passé, a favorisé sa résurrection. Quand le fils de l’empereur déchu, Napoléon III — qu’on surnommait Badinguet comme son père — s’engage au service des Anglais dans une guerre coloniale en Afrique du Sud et qu’il y trouve une peu reluisante mort en 1879, les républicains chantent : „Badinguet a tué les Zoulous, Les Zoulous ont tué Badinguet“. L’air est repris plus plus tard dans de nombreuses grèves, en particulier celles du textile à Roubaix, à Tourcoing et dans la vallée de la Lys :
Nous voulons, nous voulons nos six francs
Nos six francs par jour d’augmentation (1)
Par ailleurs, combien a-t-on connu d’éditions de la Carmagnole ou du Ça ira ? A chaque époque, on reprend les couplets anciens, on en ajoute un nouveau, qui est de circonstance : Commune de Paris, séparation de le l’Eglise et de l’Etat, victoire du Front Populaire sont ainsi des occasions de corser ces chants révolutionnaires. Après les Aristos, passent ainsi successivement à la lanterne, les Versaillais, les curés et les Croix-de Feu…
La courageuse attitude des soldats du 17e régiment de ligne qui refusent de tirer sur les viticulteurs du Languedoc en 1907, est aussitôt magnifiée par notre peuple qui chante Gloire au 17e. Mais quand les soldats et les marins français de la mer Noire imposent, en 1919, la liquidation d’une guerre engagée par les impérialistes contre la jeune République soviétique, la chanson jaillit à nouveau, avec d’autres phrases cette fois-ci. Le second couplet ne manque pas de grandeur :
Arborant aux mats le drapeau rouge,
Refusant les ordres de combat
Face à ceux qui les premiers bougent
Vous êtes restés l’arme au bras
Vos ponts n’avaient plus de mitraille,
Mais ils portaient dans leurs entrailles
L’espoir sacré de la Révolution.
Cette seconde édition n’empêche pas la première de vivre. L’hymne du 17e jaillit des foules en marche dans Saint-Etienne quand les soldats fraternisent, en 1947, avec les métallurgistes et les mineurs en grève. Pour sûr, nous l’entendrons encore… car aujourd’hui comme alors :
On ne tue pas ses père et mère
Pour les grands qui sont au pouvoir
Chantez la Commune !
L’une des grandes époques de la chanson révolutionnaire en France commence avec la Commune de Paris. On peut en dire autant, d’ailleurs, du mouvement ouvrier : celui-ci ne se sépare pas de sa propre musique de la propre littérature… Il y a quelques semaines à peine, que s’est achevée la Semaine sanglante et le poète Eugène Pottier écrit l’Internationale, mais il faudra attendre dix-sept ans pour voir, à Lille, Pierre De Geyter chanter, sur une musique de sa composition, ce qui deviendra l’hymne des travailleurs du monde entier.
collection personnelle

Le Temps des cerises, que nous chantons tous, prolonge en écho les grandes journées de la Commune. Jean-Baptiste Clément avait écrit cette belle romance en 1866. Mais après mai 1871, il y ajoute un couplet qui évoque les derniers combats :
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte.
Et en 1885, l’auteur dédie sa chanson à une jeune ambulancière, Louise, qu’il connut sur une barricade et perdit de vue à la fin de la bataille.
La même année, La Question sociale publie, d’Eugène Pottier : La Terreur blanche :
Les petits sont pétroleurs
Dans le ventre de leur mère :
Pour supprimer ces voleurs,
Nul moyen n’est trop sommaire
Fusillez-moi ça !
Fusillez-moi ça !
Pour l’amour de Dieu, fusillez-moi ça !
C’est l’époque aussi où parviennent en France des poèmes et des chants écrits par des Communards envoyés dans les bagnes d’Algérie ou de Nouvelle-Calédonie.
L’imprimeur Melin édite à Nouméa Le monument funéraire, la musique de ce chant de proscrits a été composée par F.-O. Cailliau et l’auteur des paroles n’est autre que Louise Michel, institutrice, romancière et poète, condamnée après la Commune par le 6e Conseil de guerre, à la déportation perpétuelle. La chanson connut une grande vogue : l’an dernier encore, à la demande d’une lectrice de Lille, nous l’avons publiée dans notre hebdomadaire, afin de compléter une étude sur la Semaine sanglante.
Des cafés de Lille et de Roubaix…
La fin du XIXe siècle et les premières années du XXe surpeuplent les quartiers ouvriers des grandes villes du Nord, comme Lille et Roubaix. Les maisons sont sombres et humides, et le dimanche, les familles vont s’attabler dans les cafés — plus attrayants — des rues populaires. On y pousse la romance jusqu’à une heure avancée de la nuit. La chanson apparaît ainsi comme la distraction majeure en un temps où n’existe encore ni cinéma ni radio.
Parmi le lot de ceux qui chantent, émergent de véritables chansonniers qui passent souvent d’un estaminet à l’autre. Ceux-là écrivent eux-mêmes couplets et refrains sur un fait divers — local ou non — sur un événement politique aussi. Il existe des cafés à tendance „rouge“ socialiste. Les chants y portent naturellement la marque du combat contre les „blancs“,  les patrons, et d’une manière générale contre le capitalisme et ses conséquences. Quels événements, quels thèmes sont donc alors à l’honneur ?
„A Roubaix, nous a déclaré notre vieux camarade Alcide Lefebvre, alors âgé de 85 ans, J’ai chanté en ce temps-là un répertoire que m’avait retransmis mon père qui, lui-même, l’avait hérité de mon grand-père, ce dernier, né en 1787, avait enseigné dès 1813. Il fut instituteur dans la vallée de la Lys et à Roncq et mourut en 1871. Vite acquis aux idées républicaines, il nous apprenait les chansons de „gauche“ et c’est ainsi que je savais Le Pacte de famine, dont on connait le refrain : 
Pendant qu’on danse au Palais de Versailles.
Au poids de l’or, peuple, on te vend le pain.
Sautez, marquis, pendant que la canaille
Dans les faubourgs pleure et crève de faim
Je chantais aussi cet hymne à la liberté qu’est la complainte du patriote italien Silvio Pellico, enfermé dans les prisons autrichiennes il y a plus d’un siècle maintenant ou encore : Bon voyage, ami Cavaignac ridiculisant ce général qui avait été à la fois un sanglant oppresseur en Algérie et le bourreau des républicains parisiens en juin 1848. Mais mon répertoire se renouvela sous la poussée des idées socialistes et des lutes nouvelles. Quelques années après le 1er mai rouge de Fourmies, en 1891, on me réclamait partout la chanson dont voici le premier couplet :
Partout les soldats sont sortis
Tout prêts à fondre en avalanche
Sur la foule des ouvriers
Qui sont en habit du dimanche.
Car c’est aujourd“hui 1er mai
Chacun a déserté l’ouvrage,
Le mouvement semble parfait :
Il faut abolir l’esclavage.
On doit se souvenir, bien sûr, que le 1er mai était alors jour de lutte, jour de grève générale contre les patrons qui voulaient nous voir à l’usine pour la fête du travail… Je chantais aussi La Marseillaise fourmisienne sur l’air de l’hymne national.
… À ceux du Valenciennois
Notre camarade Edmond Cher, maire de Petite-Forêt, nous a précisé pour sa part que dans cette localité comme dans toutes les bourgades du pays minier, on chantait pour le moins autant qu’à Roubaix ou Lille à la même époque.
“ Avant 1914, dit-il, il existait 40 cafés pour 1.300 habitants à Petite-Forêt. Pas de moyen de transport pratique pour aller à la ville. On vivait, on se réunissait au café le dimanche, entre familles de la bourgade, et on chantait… nos idées socialistes pénétraient ainsi dans chaque maison avec la chanson. On peut dire que celle-ci faisait autant de travail que Le Droit du peuple, le petit journal d’arrondissement qu’éditait alors Henri Durre.
On chantait donc autour de la chope, ce demi-litre de bière qu’on nous vendait deux sous, ou autour du „canon“ qui ne coûtait qu’un sou. Après 1900, la dénonciation de l’attitude d’un clergé qui s’attaquait à la République, revenait souvent dans nos refrains. Notre chanson Réflexions d’enfants allait jusqu’à engager le débat sur l’existence d’un Dieu :
Nous savons qu’ici bas
Tout est pleurs et peine
Que tout déchaîne
La guerre et la haine
…  … … … 
Si Dieu existait, il serait cruel,
Il serait cupide, injuste, implacable.
… … … …
Non, Dieu n’existe pas.
Dieu, c’est le mensonge
Nous devons naturellement replacer ce texte dans son époque, celle où les cléricaux se dressèrent par la violence contre les inventaires et la séparation de l’église et de l’Etat. Un autre chant nous faisait alors dire au soldat :
Je suis soldat, soldat de la République
Et je suis rouge, malgré mon panache blanc.
L’injustice de la société dans laquelle nous vivions nous révoltait, et nous exprimions nos sentiments avec „Qu’est-ce qu’ils ont donc fait tous ces gens là ?“ le refrain disait entre autres :
Pourquoi pour eux et rien pour les gueux
Pour les travailleurs au front courbé couvert de sueur ?
et le premier couplet :
Quand je vois tant de différence
Entre les petits et les grands,
Les uns qui font toujours bombance,
Et les autres qui se serrent d’un cran.
… … … …
Oui, je chante la rage du cœur !
Le refrain est entrainant et certaines fanfares aujourd’hui encore, nous embalent en le jouant dans nos grandes fêtes populaires.
Révolution pour que la Terre
Soit un séjour égalitaire…
Mais alors surgit la phrase risible : „On appelle les mamans à ne plus enfanter“, ça fait penser à une autre chant de l’époque : La Grève des mères“, oui, il faut voir ces mots dans leur contexte historique, par rapport à la situation et à la progression du mouvement ouvrier. „
Guerre et Révolution
Justement pour ce qui concerne le mouvement ouvrier, vont survenir des événements grandioses : la guerre de 1914, la révolution victorieuse de 1917. La chanson prolétarienne avait, jusqu’alors, pas mal dénoncé la guerre, et une tradition antimilitariste s’exprimait dans bien des couplets. Ce thème se durcit avec la grande tuerie. Quel ancien combattant ne se souvient de cette terrible Chanson de Lorette, dont Paul Vaillant-Couturier nous parle dans son livre La guerre des soldats ?
Adieu la vie, adieu l’amour.
Adieu toutes les femmes.
Au dernier couplets, on veut que les responsables eux-mêmes aillent à la guerre :
C’est à vot‘ tour, messieurs les gros
De monter su‘ l‘ plateau.
Si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de vot‘ peau.
Alors éclate octobre. Les soldats et marins de la mer noire fraternisent et bientôt les prolétaires en France répètent leur chant : Odessa-valse. Le général Anselme avait promis 100.000 francs de prime et la démobilisation immédiate à qui dénoncerait les auteurs de cette valse composée sur l’air anodin des Costaud de la Lune, il cherche toujours… s’il n’est pas mort ! Mais la chanson n’a jamais cessé de dire :
Les vrais poilus
Qui ont combattu
Pendant la guerre
Sont bien décidés
De ne plus s’entretuer
Entre frères !
On chantait aussi La Jeune Garde et l‚Internationale… En 1922, les travailleurs de France organisent la collecte pour aider le peuple soviétique en lutte contre une famine que les capitalistes internationaux ont provoquée. Un habitant de Beuvrages, dans le Nord, Pierre Vrand, écrit sur ce thème un chant qui facilite, dans le Valenciennois et bien au-delà, le ramassage d’argent, d’effets et de vivres pour la Russie nouvelle.
Désormais, musique et paroles traduites des chants révolutionnaires russes, polonais, etc. parviennent chez nous. Les travailleurs français enrichissent ainsi leur répertoire de combat d’œuvres vigoureuses— comme le Chant des Partisans soviétiques ou la Varsovienne — que plus d’un patriote entonne à son dernier matin, durant l’occupation de notre pays par les hitlériens.
Le rêve
Quand le premier Lunik — qui s’appelait Miechta —, c’est à dire Le Rêve — s’envola, notre camaradeMaurice Thorez, commentant cet exploit du peuple et des savants soviétiques, nous rappela que son délégué-mineur chantait souvent, au début de ce siècle une chanson appelée Le Rêve.
J’ai vu l’homme sans préjugés,
De nos maux rechercher les causes.
J’ai vu nos campagnes bouger,
Les chemins parsemés de roses
Le monde était régénéré
Par une nouvelle jeunesse
Qui produisait pour assurer
Le bien-être de la vieillesse
… … … …
J’ai vu crouler les vieux taudis
Et les palais rester sur terre.
J’ai vu construire un paradis
Où j’avais vu tant de misère
Sur ce rêve je suis resté.
J’y songe sans repos ni trève.
Confiant dans ma tenacité
Pour un beau jour
Voir se réaliser mon rêve. „
Maintenant se réalise le rêve, en U.R.S.S. et ailleurs aussi. Le jour viendra où les tourments décrits par nos vieux chants de lutte ne seront plus, pour nous également, qu’un souvenir. Mais nous les chanterons encore, et nous les enseignerons aux jeunes générations, parce qu’on ne peut prétendre à la connaissance d’un mouvement ouvrier, si l’on ne sait pas ce qu’il a chanté pour bercer ses peines, pour panser des plaies et préparer ses victoires.
(1) En septembre 1921, dans les grands centres textiles de notre région, se déroule la „grève des quat‘ sous“. Le 27 septembre les grévistes envahissent les rues de Roubaix et chantent :
A travers les villes
De Roubaix-Tourcoing.
A plus de cent mille,
Nous montrons le poing
Aux gros millionnaires
Patrons et filous
Qui, sur nos salaires,
Veulent voler quat‘ sous
Vivent les quat‘ sous !
C’est notre salaire…

Bertal, chanteur lillois

toutes les illustrations : collection personnelle

Albert Demeulemeester, dit Bertal, est né à Lille le 27 mars 1897, dans la cour Decaluwé, située rue Mercier. Fils de Jules, vitrier né à Tournai et de Philiomène ALEXANDRE originaire du Pas de Calais. Orphelin à 16 ans, on ne connait rien de sa jeunesse. Lors de sa conscription il est déjà artiste lyrique. Exempté de service militaire pour cause de bronchite, il se marie en 1918 avec Rosine MALAISSE, une belge de 21 ans son aînée. La presse commence à se faire écho de ses prestations d’artiste à la fin des années 1920. En 1929, lors d’un séjour à Petit Fort Philippe en compagnie de Léopold Simons, leurs épouses sont allées prendre un bain de mer, la marée montante emporte rapidement les deux femmes qui ne savent pas nager. Elles sont ramenées sur le sable par un passant, mais Mme Bertal ne pourra pas être ranimée. Le chanteur ne remariera pas, il se consacre à sa carrière et devient LE chanteur populaire lillois, interprète favori de Simons, Auguste Labbe et Pierre Manaut. C’est lui qui chante à Radio PTT Nord les succès que tous les lillois connaissent encore : Elle s’appelle Françoise, Si j’avos su j’aros resté garchon, Les camanettes, etc. A la fin des années 1930 il créé l’agence d’affaires artistiques Nord-Spectacles qui favorisera la carrière de nombreux artistes régionaux. Il décède en mars 1960, il a 62 ans. Simons publie la même année ces deux 45 tours, la réédition d’enregistrements des années 1930 de son ami Bertal.

Sur un disque de Bertal. — […] Une biographie fidèle de Bertal le restituerait infiniment moins que les quelques chansons qu’il avait amoureusement choisies. Bertal chanta. Voilà toute sa vie résumée en deux mots. Et il chanta à sa manière ; en marge, pourrait-on dire, de la mode. Par là, il créa un style qui ne devait rien à personne : le genre Bertal. Et cela est si vrai qu’il serait impossible de reprendre une de ses créations sans conserver l’empreinte qu’il y avait mise.
Bertal n’est plus. Et pourtant, grâce à ce disque, il restera dans nos mémoires tel qu’en son vivant : joyeux, gentil et chantant.   Simons

au verso des pochettes des disques


Le petit quinquin ou L’canchon dormoire, paroles et musique d’Alexandre Desrousseaux

Elle s’appelle Françoise, paroles de Léopold Simons, musique de Marceau Verchueren et Edmond Pellemulle

Les camanettes, paroles d’Auguste Labbe, musique de Victor Absalon

L’carette à quiens, paroles d’Auguste Labbe, musique de Victor Absalon

Les cris de Lille, paroles de Léopold Simons, musique de Maurice Dehette et Robert Solry,
j’ajoute les paroles originales, car Bertal en a fait une réduction qui nous prive d’un couplet et d’autres cris de métiers.

 

L’habit d’min vieux grand-père, paroles et musique d’Alexandre Desrousseaux

Quand on est un p’tit gars du Nord, paroles et musique de Pierre Manaut

Si j’avos su, j’aros resté garchon, paroles d’Auguste Labbe, musique de Victor Absalon

[75] Initiation bal folk et jam session guidée par Olivier Sulpice :: 20 décembre 2017 à Paris

Les sapins perdent déjà quelques épines alors que ce n’est pas encore l’hiver! A la péniche, pas question de s’arrêter! Ni neige, ni vent, ni froid n’éloignent nos musiciens dévoués et nos danseurs enchantés (souvent par la musique mais aussi souvent par des danseuses!)

Dernière session avant Noël, la Jam session et bal folk continue sur la Péniche ! Profitez-en !

Pour la 4ème année consécutive, nous vous proposons ce rendez-vous chaque mercredi.
http://penichefolk.dansons.fr/

Profitez-en pour apporter votre soutien à la Péniche Demoiselle, menacée d’expulsion pour janvier : https://www.change.org/p/à-l-attention-de-la-mairie-de-paris-la-péniche-demoiselle-est-expulsée
Et pour répondre à notre questionnaire: https://goo.gl/forms/0adoRUmr35KyoLRG3
Ou revivez en vidéo les sessions de la saison 2017-2018:https://www.youtube.com/channel/UCkLGQKzPbJz5BjYxALfYnzg/videos

19h30-21h : Initiation aux danses folk avec Céline Baquié. Au programme: Cercle circassien, bourrée 2 temps, Chapeloise, scottisch. (à confirmer)
Débutants bienvenus
6 euros

21h-23h45 : Jam session & bal folk
Animée par Olivier Sulpice
Répertoire trad disponible ici : http://penichefolk.dansons.fr/jam/repertoire/
Danseurs et musiciens folk de tous niveaux bienvenus.

Pour accéder à bord : consommation exigée 6 euros (ticket boisson à prendre à l’entrée)

Lieu : Péniche Demoiselle, 57 quai de la Seine, Paris
métro Riquet (ligne 7) et Stalingrad (ligne 2)