Bal Folk Planet

Tag: 13. Januar 2018

[75] Jam session et bal folk guidée par Olivier Sulpice :: 31 janvier 2018 à Paris

Janvier se termine. Mais pas notre Jam !

Alors que l’avenir est incertain, les musiciens et les danseurs veillent à ce que la fête existe, que l’on puisse guincher, encore et encore, même au creux de l’hiver aux doux sons des anciens airs.

La Jam session et bal folk continue sur la Péniche ! Profitez-en !
Pour la 4ème année consécutive, nous vous proposons ce rendez-vous chaque mercredi.
http://penichefolk.dansons.fr/

Plus que jamais, profitez-en pour apporter votre soutien à la Péniche Demoiselle, menacée d’expulsion pour janvier : https://www.change.org/p/à-l-attention-de-la-mairie-de-paris-la-péniche-demoiselle-est-expulsée

Et pour répondre à notre questionnaire: https://goo.gl/forms/0adoRUmr35KyoLRG3
Ou revivez en vidéo les sessions de la saison 2017-2018:https://www.youtube.com/channel/UCkLGQKzPbJz5BjYxALfYnzg/videos

19h30-21h : Initiation aux danses folk avec Martine Ronsac. Au programme: Cercle circassien, Scottisch, Mazurka, bourrée à 3 temps (à deux)
Débutants bienvenus
6 euros

21h-23h45 : Jam session & bal folk
Animée par Olivier Sulpice
Répertoire trad disponible ici : http://penichefolk.dansons.fr/jam/repertoire/
Danseurs et musiciens folk de tous niveaux bienvenus.

Pour accéder à bord : consommation exigée 6 euros (ticket boisson à prendre à l’entrée)
Lieu : Péniche Demoiselle, 57 quai de la Seine, Paris
métro Riquet (ligne 7) et Stalingrad (ligne 2)

[75] Jam session et bal folk guidée par Sylvie Fréchou :: 24 janvier 2018 à Paris

Pour paraphraser de John Connor: „Si vous lisez ce qui suit, vous faites partie de la résistance“.

Plus sérieusement et malgré la triste nouvelle, nous sommes là. Encore. Vivants et bonne humeur dans notre musique et dans nos pas de danses. Alors buvons, jouons, dansons!

La Jam session et bal folk continue sur la Péniche ! Profitez-en !
Pour la 4ème année consécutive, nous vous proposons ce rendez-vous chaque mercredi.
http://penichefolk.dansons.fr/

Plus que jamais, profitez-en pour apporter votre soutien à la Péniche Demoiselle, menacée d’expulsion pour janvier : https://www.change.org/p/à-l-attention-de-la-mairie-de-paris-la-péniche-demoiselle-est-expulsée

Et pour répondre à notre questionnaire:https://goo.gl/forms/0adoRUmr35KyoLRG3
Ou revivez en vidéo les sessions de la saison 2017-2018:https://www.youtube.com/channel/UCkLGQKzPbJz5BjYxALfYnzg/videos

19h30-21h : Initiation aux danses folk avec Cathy Mauros. Au programme: Cercle circassien, Chapelloise, Scottisch, Mazurka, selon participants.
Débutants bienvenus
6 euros

21h-23h45 : Jam session & bal folk
Animée par Sylvie Fréchou (Pollen, Ces Dames font des Gammes)
Répertoire trad disponible ici : http://penichefolk.dansons.fr/jam/repertoire/
Danseurs et musiciens folk de tous niveaux bienvenus.

Pour accéder à bord : consommation exigée 6 euros (ticket boisson à prendre à l’entrée)
Lieu : Péniche Demoiselle, 57 quai de la Seine, Paris
métro Riquet (ligne 7) et Stalingrad (ligne 2)

[75] Initiation + Jam session et bal folk guidée par Julien Wieser :: 17 janvier 2018 à Paris

La Mairie a tranché! Mais nos musiciens dévoués et nos danseurs enchantés sont encore là!

La Jam session et bal folk continue sur la Péniche ! Profitez-en !

Pour la 4ème année consécutive, nous vous proposons ce rendez-vous chaque mercredi.
http://penichefolk.dansons.fr/

Plus que jamais, profitez-en pour apporter votre soutien à la Péniche Demoiselle, menacée d’expulsion pour janvier : https://www.change.org/p/à-l-attention-de-la-mairie-de-paris-la-péniche-demoiselle-est-expulsée

Et pour répondre à notre questionnaire: https://goo.gl/forms/0adoRUmr35KyoLRG3

Ou revivez en vidéo les sessions de la saison 2017-2018:https://www.youtube.com/channel/UCkLGQKzPbJz5BjYxALfYnzg/videos

19h30-21h : Initiation aux danses folk avec Paribal. Au programme: Mazurka, Valse, Scottish, Polka et autres à la demande.
Débutants bienvenus
6 euros

21h-23h45 : Jam session & bal folk
Animée par Julien Wieser
Répertoire trad disponible ici : http://penichefolk.dansons.fr/jam/repertoire/
Danseurs et musiciens folk de tous niveaux bienvenus.

Pour accéder à bord : consommation exigée 6 euros (ticket boisson à prendre à l’entrée)
Lieu : Péniche Demoiselle, 57 quai de la Seine, Paris
métro Riquet (ligne 7) et Stalingrad (ligne 2)

La famille Magnier, 6 générations de musiciens

C’est dans un chapitre du livre de Charles Verstraete, De l’accordéon au trombone, que j’ai découvert cette famille de musiciens qui ont fait partie des quelques précurseurs (connus) de la pratique populaire de l’accordéon dans le Nord et le Pas-de-Calais, dans le dernier quart du XIXe siècle.

source : De l’accordéon au trombone
„La famille Magnier a été présente dans l’histoire de l’accordéon pendant plus d’un siècle, du Pas de Calais à la Saône et Loire (Monceau les Mines), en passant par Paris. Il furent à la fois mineurs de fond et accordéonistes.
Leur histoire extraordinaire commence 1793, le jour où naquit Jean Louis Magnier, pendant la Révolution Française. Mineur de son métier, Jean Louis découvrit l’accordéon et fit partager son plaisir à ses camarades de travail, en jouant pour eux après la remontée. Son fils Joseph, né en 1837, devient lui aussi maître porion, et, comme son père, ne vécut que pour l’accordéon.

Marceau (alias Freddy Marc), Alphonse (alias Magnier fils) Alphonse Magnier, père,
Julienne (alias Juliana), Voltaire (alias Walter Delens)
collection personnelle


Le petit fils, Alphonse, ouvre les yeux en 1875 à Liettres (Pas de Calais). Dès sa quatrième année, il se passionne pour l’accordéon et la musique en général. Sur les traces de son père et de son grand père, il descendit dans la mine à 10 ans. Mais l’accordéon le possède ; devenu virtuose vers 1900, il reprit un estaminet à Liévin, où il fit danser les „gins“. Il donna des leçons, monta une société vers 1905, Les Cœurs Joyeux. Comme tous les bons accordéonistes de l’époque, il s’intéressera à l’entretien et à la réparation de son instrument ; cherchant à l’améliorer, il inventa un „sytème français“, opposé au sytème italien“ ; on le nommera „sytème Magnier„. Fabriqué sur ses données, en Italie par la maison Borsini, puis Gallanti, et vendu sous la marque Roberti (France Accordéon), par Robert Lévi, vendeur d’accordéons à Lens, 64 rue de Lille, qui possédait aussi un magasin à Paris, 111, boulevard Beaumarchais. Cette invention lui valu le titre d’Officier d’Académie de la musique Française et, fait exceptionnel, il fut nommé Membre d’honneur de la Musique Royale Belge.
Vers 1920, il s’intalla à Paris, il enregistra chez Pathé-Marconi et fit des émissions à Radio Tour Eiffel. Il rentra à Liévin en 1927, puis en 1930, il professa à Béthune et monta plusieurs sociétés d’accordéonistes dans la région. La guerre de 1939-1945 et le décès de Lévi, interrompirent le succès des Roberti.

collection personnelle



Voltaire Magnier et son „véritable Borsini“
collection personnelle

Les enfants d’Alphonse Magnier furent également accordéonistes. L’aîné, Alphonse, né en 1904 à Liévin, qu’on retrouva à Paris, 55 rue Popincourt, professa, répara et vendit des accordéons. Voltaire Magnier, né en 1912 à Liévin fut accordéoniste, à son tour, tandis que Julienne se consacra à la batterie et au violoncelle [erreur, c’était sa sœur Alphonsine]. Alfred Marceau, 4e de la génération, né en 1917 à Monceau les Mines où ses parents étaient réfugiés, fut un virtuose. Après un retour dans le Pas de Calais, il s’installa à Barlin en 1930. En 1942, il décida de tenter sa chance à Paris, il ouvrit une école d’accordéon rue Daguerre. Ses activités dans ce domaine et les succès de son école en France et à l’étranger lui valurent, en 1975, la médaille d’argent de la ville de Paris et il fut fait chevalier des Arts et Lettres. A la 5e génération, ses fils, Marceau Magnier [alias Bébé Swing]  fut professeur d’accordéon et chef d’orchestre, installé à Ivry sur Seine et Jean Pierre fut batteur et percussioniste de Jacques Brel et de la chanteuse Rika Zaraï [qu’il a épousé], il deviendra ensuite agent artisitique. A la 6e génération, le fils de Marceau, Jean Pierre Magnier fut batteur accompagnateur de nombreuses vedettes de la chanson.“

Charles Verstraete, De l’accordéon au trombone, pages 33 et 34



collection personnelle

Quelques précisions :
• C. Verstraete a certainement pu recueillir le témoignage d’Alphonse Magnier, mais j’ai quelques doutes sur la pratique de l’accordéon de l’ancêtre Jean-Louis. Avant 1870, l’accordéon était un objet de luxe, principalement joué par les femmes de la bourgeoisie. Un ouvrier mineur n’avait certainement pas les moyens de s’offrir un tel instrument, peut-être que Jean-Louis Magniez était simplement musicien routinier, violoneux probablement.
• Jean-Louis Marie Républicain Magniez est né à Réty, il est mort à Bruay en 1865. Jean Baptiste Joseph, son fils, est né à Hardinghen, il épouse Adolphine Bouvier à Liettres en 1873. Alphonse, père, est né à Liettres en 1875, décédé à Béthune en 1950, il s’est marié en 1898 à Cuincy avec Alcidie Vandeville, le couple a eu 6 enfants, dont 5 ont été musiciens : Alphonse (1904-1977), Alphonsine (1906-1989), Voltaire Alcide (1912-1964), Alfred Marceau (1917-2003) et Julienne Adolphine (1919-2012).
Merci à Catherine Montani, pour sa généalogie en ligne, et à sa maman Odette, fille de Voltaire, pour leur aide à compléter ces infos généalogiques.