Bal Folk Planet

Kategorie: Agenda Trad (F) Raum Paris

[93] Les Bécots da Lappa invitent Nicolas Krassik :: 30 décembre 2017 à Montreuil

POur l’avant-dernier jour de l’année 2017, les Bécots da Lappa invitent Nicolas Krassik !
★ Nicolas Krassik ★
Violoniste virtuose de jazz, est parti vivre au Brésil voici maintenant plus de 15 ans.
Il y a développé sa carrière solo et a eu, parallèlement, l’occasion d’accompagner les plus grands artistes brésiliens parmi lesquels : Yamandú Costa, Hamilton de Holanda, Carlos Malta, Marisa Monte, Beth Carvalho, João Bosco, Gilberto Gil… Il tourne également avec Mestrinho.
>> www.nicolaskrassik.com

★ Les Bécots da Lappa ★
Ce sont 7 musiciens qui vous plongent dans le meilleur de la musique populaire brésilienne (samba, choro, forro… entre autres réjouissances), dans la joie et la bonne humeur.
>> www.becotsdalappa.com

Venez danser !

[75] Initiation bal folk et jam session guidée par Olivier Sulpice :: 20 décembre 2017 à Paris

Les sapins perdent déjà quelques épines alors que ce n’est pas encore l’hiver! A la péniche, pas question de s’arrêter! Ni neige, ni vent, ni froid n’éloignent nos musiciens dévoués et nos danseurs enchantés (souvent par la musique mais aussi souvent par des danseuses!)

Dernière session avant Noël, la Jam session et bal folk continue sur la Péniche ! Profitez-en !

Pour la 4ème année consécutive, nous vous proposons ce rendez-vous chaque mercredi.
http://penichefolk.dansons.fr/

Profitez-en pour apporter votre soutien à la Péniche Demoiselle, menacée d’expulsion pour janvier : https://www.change.org/p/à-l-attention-de-la-mairie-de-paris-la-péniche-demoiselle-est-expulsée
Et pour répondre à notre questionnaire: https://goo.gl/forms/0adoRUmr35KyoLRG3
Ou revivez en vidéo les sessions de la saison 2017-2018:https://www.youtube.com/channel/UCkLGQKzPbJz5BjYxALfYnzg/videos

19h30-21h : Initiation aux danses folk avec Céline Baquié. Au programme: Cercle circassien, bourrée 2 temps, Chapeloise, scottisch. (à confirmer)
Débutants bienvenus
6 euros

21h-23h45 : Jam session & bal folk
Animée par Olivier Sulpice
Répertoire trad disponible ici : http://penichefolk.dansons.fr/jam/repertoire/
Danseurs et musiciens folk de tous niveaux bienvenus.

Pour accéder à bord : consommation exigée 6 euros (ticket boisson à prendre à l’entrée)

Lieu : Péniche Demoiselle, 57 quai de la Seine, Paris
métro Riquet (ligne 7) et Stalingrad (ligne 2)

[78] 20 ans du trad avec La Chavannée, Les Calfats, Akil’tour, Ekinox :: 12 janvier 2018 à La Celle-Saint-Cloud

Vendredi 12 janvier 2018 à 19h00 à la MJC K’bane à Boukan La Celle St Cloud
– Les calflats en concert (soirtie du premier album)
– Bal avec Ekinox

Samedi 20 janvier 2018 de 14h00 à 17h30 à la MPT de Chatou
– Stage accordéon avec Benpoit Guerbigny
– Stage de danses

Samedi 20 janvier 2018 à 20h00 à la MPT de Chatou
– Bal avec les ateliers de Chatour, Benoit Guerbigny et Les Zôtres
Dimlanche 21 janvier 2018 à 15h00 à la MJC K’bane à Boukan La Celle St Cloud
– Bal avec La Chavannée, Akil’tour

[92] Le P’tit Bal de Galouvielle :: 22 décembre 2017 à Issy-les-Moulineaux

Fidèle à ses habitudes, Galouvielle vous propose son P’tit bal d’avant les vacances scolaires.
A partager sans modération !

Bal avec buffet partagé, où chacun apporte ses spécialités salées ou sucrées, solides ou liquides.
Vous pouvez également apporter vos instruments pour jouer avec les musiciens.
De 19h30 à 23h30
Entrée libre dans la mesure de l’espace disponible.
Renseignements : 06 16 79 44 67
Attention, pour des raisons de sécurité, l’accès à l’école est tenu fermé. Annoncez-vous avant de venir pour nous puissions vous ouvrir…. ou alors frappez à la fenêtre de la salle à l’angle des rues Lartigue et Jean-Jacques Rousseau…

Sous les toits de Paris

Emile Vansersoupel, 1930

Vous connaissez tous la chanson, extraite du film de René Clair, le premier film sonore tourné en France aux studios d’Epinay sur Seine. Au début du film, un long traveling en plan-séquence nous fait descendre des toits de Paris vers une impasse où l’on entend un chanteur des rues, Albert Préjean, accompagné par un accordéoniste aveugle. C’est un jeune accordéoniste originaire de Roubaix qui joue ce rôle.

Emile Vandersoupel n’a pas vingt ans.

collection personnelle
Le Journal de Roubaix du 19 février 1931 :
Un Roubaisien a figuré dans le film Sous les toits de Paris
Combien de Roubaisiens se doutent-ils, en fredonnant l’air bien connu Sous les toits de Paris, que c’est un de leurs concitoyens qui fut engagé pour manier l’accordéon et accompagner Albert Préjean ? Cet accordéoniste a vingt ans maintenant, il se nomme Emile Vandersoupel et c’est un Roubaisien né natif ; il habite rue de l’Alma. Il commença, à douze ans, par jouer du piano, mais bientôt, à l’accordéon, il se révélait un véritbale artiste que de nombreux prix et honneurs, entre autres le classement hors concours au Concours international de Wavre, ont mis en vedette. Notre jeune virtuose s’est d’ailleurs déjà fait entendre à Radio PTT Nord, à Radio Paris et au gramophone. Bientôt, les entreprises de films sonores, elles mêmes, s’intéressaient à Emile Vandersoupel, dont certaines auditions par TSF avaient été remarquées. C’est ainsi qu’il fut convié aux studios d’Epinay sur Seine pour figuer dans Ça c’est Paris* ; puis peu de temps après, au printemps de l’année 1930, il demeurait deux mois dans les mêmes studios pour accompagner la vedette de Sous les toits de Paris, Albert Préjean. 
Emile Vandersoupel, et ce ne fut pas à son moindre mérite, fut choisi parmi cinq accordéonistes des plus fameux et son rôle qui eut semblé bien effacé dans un film muet, domine, on peut le dire, grâce aux airs maintenant bien connu qu’il interprétait sur l’écran, dans le film sonore Sous les toits de Paris. Le jeune roubaisien, qui est en même temps compositeur et professeur, joua, dans ce dernier film où l’accordéon est roi, une valse de sa composition, Marianne [sic]. Le jeune artiste nous a conté le travail acharné que fournissent les artistes sous l’éclat des projecteurs, répétant jusqu’à dix et vingt fois les mêmes scènes, et quand on saura que Sous les toits de Paris a demandé six mois d’efforts quotidiens, on se représente aisément de quelle somme d’énergies individuelles est composé un film qui est projeté en une heure et demie.

*Film muet d’Antoine Mourre




cet extrait se termine sur un plan très court où l’on aperçoit l’accordéoniste
au bal musette, l’orchestre est au balcon
Emile est accompagné d’un banjo et d’un jazz
ils jouent sans doute Marie-Anne, la valse composée par Emile

Bande annonce de l’époque

Albert Préjean enregistrement Ultraphon 1930

Version de Berthe Sylva 1930

Fin du film, version instrumentale avec la scène de bal

Vous voulez l’intégrale ?
Je n’ai trouvé que cette version, doublée en Géorgien ou en Russe ?

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Ensuite Emile raccourcit son patronyme et continue de se produire avec Albert Préjean, notamment en Suisse en 1941.
Charles Verstraete* nous raconte la suite et la fin de sa carrière : après s’être produit à la Brasserie Poulin, rue Pierre Motte à Roubaix, il est engagé au Balthazar, brasserie sur les boulevards à Paris. En tournant dans le film Sous les toits de Paris, il se fera connaître de tous les Français. Dès lors, il monte un orchestre, s’adjoint deux accordéonistes, Germain Vigne et Albert Lerouge, un pianiste et une batterie, et fera des tournées dans tout le pays. Malade, Germain Vigne cèdera sa place au Roubaisien Marcel Arcelon auquel succèdera Julien Vandeputte [d’Halluin]. Lorsqu’il rentrera à Roubaix, Soupel sera cabaretier rue du Chemin de Fer [et rue Jules Guesde] et abandonnera l’acccordéon.
*De l’accordéon au trombone, Soixante ans de musique et de souvenirs, Garches, 2000
Emile Vandersoupel, fils d’Emile (peigneur puis apprêteur) et de Clémence Bulcaen, est né à Roubaix le 10 mai 1910, rue des Anges, il est mort à Roubaix le 16 août 1990.
collection personnelle
Une autre artiste roubaisienne : Mary Lyse

Jean-François Birlouez, manouvrier de l’accordéon

Un manouvrier de l’accordéon

C’est à Dorignies, hameau de Douai, pays où l’industrie tient une place prépondérante et où l’Art, sous toutes ses formes, n’a que peu mais de fervents adeptes, que nous avons rencontré un artisan de l’accordéon, le seul en France — et il s’en vante — qui fabrique sans l’aide de personne cet instrument de musique dont la vogue grandit de jour en jour.

Ouvrier agricole, mineur et accordéoniste
L’homme est un modeste, modeste comme le furent ses origines. Son atelier ? une pièce réduite contenant un établi et un outillage d’ébéniste. Son œuvre ? les accordéons de toute beauté qu’il fabrique de ses mains.
M. Jean-François Birlouez, car c’est de lui qu’il s’agit, a vu le jour à Oignies sur Rivière, dans le canton de Carvin, le 16 novembre 1868. Ses débuts dans l’existence ne présagèrent nullement de son avenir. Tout gamin il œuvrait dans les champs, aux côtés de son père, petit cultivateur de l’endroit qui, pour augmenter ses revenus travaillait un peu l’horlogerie. C’est ainsi que le jeune Jean François put de même tâter du métier d’horloger. L’enfant n’était pas insensible à la musique et d’en avoir vu jouer, son désir alla vers l’acquisition d’un accordéon. Et bientôt dans la région minière l’on connut un virtuose de 12 printemps. Sa vocation qui cependant pointait à l’époque, ne put par lui être exploitée. Les temps étaient durs aussi jadis pour les modestes travailleurs, et pour vivre, Jean-François dut aller à la mine. La Compagnie des Mines de Dourges, à Noyelles-Godault, l’occupait, et le soir, de retour sous le toit familial, il bricolait l’horlogerie… et commençait de réparer son accordéon… la deuxième corde à son arc. Qui, dans les cités minières, ne connaissait alors le mineur accordéoniste ? Bien des vieux vous diront se souvenir avoir dansé aux sons de cette musique, que talentueusement, de son instrument, ses doigts habiles faisaient retentir.

La nouvelle vocation
Marié [en 1892, à Noyelles-Godault] puis père de famille, à l’âge de 28 ans Jean-François Birlouez quitta la mine, se décidant, par expérience acquise, de ne s’occuper plus que de l’accordéon. Il débuta dans sa nouvelle profession en transformant un instrument allemand acheté à Tournai, et composé de 8 basses et 2 rangées, en un accordéon à demi-temps [sic].
Puis en 1902, en compagnie d’un ami, accordéoniste comme lui, il partit à Bruxelles chez M. Solari, fabricant, pour y faire l’acquisition d’un accordéon. A ce temps-là, on n’en fabriquait pas en sérié, et le marchand qui en était dépourvu lui demanda d’attendre l’année d’après pour être servi. C’est à ce moment que M. Birlouez, sans s’en rendre compte, définit la nouvelle voie qu’il allait suivre, en répondant à M. Solari : “ Eh bien ! puisque j’ai le temps, j’en fabriquerai un moi-même ! „. De fait, 6 à 8 mois après cette boutade, un accordéon était sorti des mains de ce quasi-profane. Il fallut naturellement de nombreux essais pour arriver à la mise au point finale, mais l’instrument était là, prouvant qu’il suffit parfois de vouloir pour arriver au but que l’on se propose. Et tout en tenant son bistro à Courcelles-lez-Lens, et jouant les dimanches et fêtes à faire danser la jeunesse, notre artisan vit les commandes affluer. Les accordéons „Birlouez“ faisaient déjà recette.


vers 1931, à Masny, Henri Debail joue sur un Birlouez
collection personnelle

verso de la carte



Le succès
Depuis quatre années, notre fabricant s’est installé à Dorignies et là, tout seul, comme auparavant, il construit ses accordéons, commandant les pièces brutes à 25 maisons différentes et leur donnant cette forme nouvelle utile à leur particulière destination. Ebénisterie, gravure, mécanisme musical, soufflet, plaques d’acier ou d’aluminium, tout est façonné par lui avec amour. Depuis qu’il œuvre autour de ses instruments, il a apporté à ceux-ci de nombreuses et heureuses modifications. Il est actuellement en train de fabriquer des claviers en métal et se fera breveter pour un axe tenant toutes les touches, les accordéons à plusieurs claviers sur axes indépendants présentant le même inconvénient que la machine à écrire dont deux touches se rencontrent et se bloquent au passage, sur une erreur de doigté.
Nous lui avons, pour cela, souhaité bonne réussite, et comme nous lui disions notre étonnement que l’accordéon soit demeuré si longtemps un instrument, si l’on peut dire, vulgaire, M. Jean-François Birlouez nous a dit que cela tenait à ce qu’auparavant n’importe qui en jouait sans aucune connaissance musicale. Aujourd’hui que de véritables musiciens en ont fait leur instrument favori, le plus bel avenir peut lui être prédit. C’est sur ces paroles que nous avons quitté l’homme, le seul qui, de toutes pièces, sans l’aide de quiconque, fabrique en France des accordéons. 


Achille FAURIE
L’Egalité du 25 août 1928
Bibliothèque numérique de Roubaix


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En 1932 J. F. Birlouez invente La Symphonie-accordéons article ici
Jean-François Birlouez est décédé à Douai le 23 août 1961


Jean François Dutertre est décédé


„Un mot de Franck Tenaille :


Encore un „ancien“ du folk qui se fait la malle. Un chouette serviteur des musiques trad‘ sur des tas de registres (écrits, musicien, institutions…), pudique et connaisseur. Pour moi plus de 40 ans de dialogue et d’amitié.

Ci-joint un papier a chaud de Dominique Maroutian sur le bonhomme.


Grande tristesse „Amis vieux folkeux“

Jean-François Dutertre est décédé ce matin. Je pleure un ami de toujours, rencontré il y a plus de cinquante ans à l’époque du Hootenanny de Lionel Rocheman. Admirateur de Tom Paxton, Pete Seeger, et de … Jacques Douai, à ses débuts, il chantait en s’accompagnant à la guitare. Puis avec Ben et Jean Loup Baly, ses amis de lycée, il a fondé le groupe „les Escholiers“. Avec John et Catherine il fut l’un des membres fondateurs du Bourdon et le rédacteur en chef de l’éphémère revue „Gigue“. Fin musicien et chanteur il a fait connaître l’épinette instrument qu’il affectionnait particulièrement. Il m’avait confié que c’était moi qui lui avais fait découvrir cet instrument, ce que j’avais oublié au fil du temps, aujourd’hui j’en suis fier. 

Il a travaillé avec de nombreuses figures du folk : Emmanuelle Parrenin, Claude Lefebvre, Dominique Regeff, John Wright, Catherine Perrier, Jean Blanchard, René Zosso, … j’en oublie. Sa rencontre avec Yvon Guilcher allait donner naissance au groupe « Mélusine“ qui a marqué l’histoire du folk français. mais aussi …

Aujourd’hui, je pleure un ami. 

Salut l’artiste.

Dominique Maroutian“

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Réactions sur le groupe Tradonord :

bonjour 
je me doute que tous ceux et toutes celles qui l’ont rencontré, connu, nous sommes tous et toutes dans l’émotion partagée et à la lecture de tous ces petits mots, que de bons souvenirs qui remontent à la surface.
Pour ce qui me concerne modestement, je garde en mémoire ma première entrée dans ce „temple“ du boulevard Raspail, un certain mardi soir de novembre 1968, à ma libération du service militaire. 
Un ami m’avait fortement conseillé de me rendre dès que je le pourrai au Centre Américain („American Center for Students and Artists“) et ce soir-là chez Lionel Rocheman, premier émerveillement de voir et entendre tous ceux et celles qui ont jeté les premières pierres conviviales de cet immense engouement, Jean-François, Yvon, Jean-Loup, Dominique, Ben, John, Catherine, Roger, Claude, Pierre, Alan, Steve,Emmanuelle, Gabriel, etc…
Ce gros „noyau“ qu“on pouvait retrouver presque chaque mardi au Centre, et après le Hootenanny, non loin, en face, au Raspail Vert
Il est temps de ré-écouter ces vynils de rêve de Mélusine, avec ces voix chaudes et si douces, et qui allaient si bien ensemble, 
au revoir cher ami à l’éternel sourire si amical
G. D.

Triste aussi je suis ! Et c’est pas peu dire. Je lui dois mon entrée dans la musique trad, à Gérardmer où il m’a fait découvrir l’épinette. Pédagogue extrêmement rigoureux, musicien sensible, personnage engagé et d’une grande humanité, il a ré-inventé, avec quelques autres, la pratique de l’épinette, développé un jeu innovant sur l’instrument pour accompagner le chant. Avec Mélusine et en soliste, il est venu maintes fois nous voir dans le Nord. Beaucoup sur cette liste l’ont croisé.
Je retiens de lui l’exigence de la transmission, l’attention portée au respect des droits des musiciens et quelques instants de musiques partagées, lors de rencontres d’Epinettistes, dans des stages, ou sur „le Maure Sarrasin“, où il m’avait fait l’honneur et le plaisir de m’inviter à l’épauler.
Il y aurait tant de choses à dire, de souvenirs à évoquer, d’hommages à rédiger… Mais aujourd’hui, j’en reste là, pour me replonger dans mes albums, photos et anciennes revues.
Pensées pour Claire, sa compagne qui a si bien gravé ses anges musiciens, et ses filles.
J. L.

Pour le Collectif de Musiciens Professionnels des Musiques et Danses Traditionnelles

Chers, chères,
En ce 10 mars 2017, nous apprenons avec une infinie tristesse le décès de notre ami Jean-François Dutertre. C’est une figure majeure du renouveau des musiques traditionnelles qui s’en va. Son engagement au long cours, au service de la professionnalisation et de la structuration du secteur des musiques traditionnelles, en faisait une personnalité ô combien précieuse pour les musiciens, professionnels ou non de nos musiques. On se souviendra que dés 1972 dans la Revue « Gigue » qu’il contribua à créer, il abordait déjà ces questions. Au sein du groupe Mélusine avec Jean-Loup Baly et Yvon Guilcher, il défendit une esthétique exigeante de réinterprétation du répertoire des musiques et chansons traditionnelles, de même que dans son travail en solo sur la chanson ou dans celui de valorisation de l’épinette des Vosges qu’il initia. En prenant en 1992 la direction du centre d’infos des musiques traditionnelles (CIMT), il créa un véritable réseau national d’informations dans ce secteur, renseignant inlassablement les uns et les autres. A l’Adami, au delà de ses fonctions officielles, il fut un défenseur actif des musiques traditionnelles.
Nous n’oublions pas que c’est grâce à lui que le CPMDT a créé en 2007 en partenariat avec l’Adami les bourses de compagnonnage, un dispositif unique de formation professionnelle dans notre esthétique. Nous rappellerons également qu’il fit prendre conscience à un grand nombre d’entre nous de l’importance de la syndicalisation, notamment à travers son action au sein du SFA. Enfin tout récemment encore, sa parole juste et équitable était écoutée avec attention au CA de la Famdt. Nous garderons de lui le souvenir d’un homme généreux, militant et bienveillant. Nous nous joignons à la douleur de ses proches et de ses amis par un salut musical et fraternel.
Pour le Cpmdt, JF Vrod.

Hommages Sur le site de l’IRMA Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles

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écouter d’anciens albums ici
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un texte qu’il nous avait envoyé en novembre 2016
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Deux articles sur la danse en Flandre

mise à jour 7/3/2017, ajout d’une vidéo de la présentation

Danses et Frontière(s)
&
Un bal avec D’Aubat St Flour

par Marie-Christine et Patrick Bollier
Parmi les treize articles publiés dans le tome 69 des Annales du Comité Flamand de France, deux sont consacrés à la danse (34 et 22 pages).

Danses et Frontière(s) développe la vidéoconférence présentée à Dranouter le 30 mars 2013 et à Hazebrouck le 23 mai 2014 pour les 300 ans de la frontière franco-belge. Ce voyage transfrontalier dans l’histoire est illustré par l’itinéraire de quelques danses choisies pour la variété de leurs transmissions et mutations dans l’espace et le temps. La fin de l’article brosse un aperçu sur le renouveau de la danse „flamande“ en Flandre française et met en évidence sa dynamique transfrontalière.

Un bal avec D’Aubat St Flour
Daubat (ou D’Aubat), né à St-Flour en Auvergne et maître à danser à Gand, est resté célèbre grâce à la publication à Gand de ses „Cent Contredanses en rond…“ entre 1757 et 1767. Cet article fait une synthèse de sa biographie et de son œuvre avec, entre autres, plusieurs documents inédits.

collection particulière

Sortie officielle : 
Le jeudi 2 mars à 18 h 30, salle des Augustins (place Georges Degroote) à Hazebrouck. Manifestation à laquelle vous êtes tous cordialement invités.
Ce volume de 352 p., tiré à 250 exemplaires, pourra être acheté sur place pour 25 €.
Il sera ensuite disponible :
– A la Bibliothèque du Comité, ouverte chaque vendredi de 14 h à 17 h30 à l’étage du musée des Augustins à Hazebrouck.
– Par courrier, accompagné du règlement (frais de port : 10 €), à adresser au Comité Flamand de France, BP 30203, 59524 Hazebrouck Cedex.
– Auprès de Marie-Christine et Patrick Bollier.
par internet, règlement Paypal
Dans sa présentation Patrick Bollier nous donne quelques détails sur : 
– De Jagt (ma seurtje) provenant d’une matelote, elle même extraite d’Alcyone de Marin Marais.
– Les origines du renouveau folklorique en Flandre, Marcel Couchy (1928-2015) et Anne-Marie Leroux son épouse qui sont à l’origine du groupe De Kadullen à Bailleul et Janine Ducornet (alias Alouette) qui a créé le groupe Pacotins et Pacotines à Boeseghem.
– Robert D’Aubat Saint Flour, maître à danser, auteur du recueil 100 contredanses en rond, en 1757 à Gand.

source : Wikipédia

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Un nouveau blog

Consacré aux artistes oublié(e)s du Nord et du Pas-de-Calais, qui ne pouvaient trouver leur place sur ce blog.

Lietta Freckal & Sylvie St Clair
collection personnelle
Je commence par deux femmes, une Calaisienne et une Dunkerquoise. Deux chanteuses aux parcours très différents, la Calaisienne Lietta Freckal (Juliette Frère), n’aura pas la chance de prendre son envol, la Dunkerquoise Sylvie St Clair (Nelly Chauveau) fera une carrière inattendue et ignorée d’abord en Angleterre (sur les ondes de la BBC), puis au U.S.A.